Date de sortie : 9 octobre 2019 (2h 02min)

De : Todd Phillips

Avec : Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz

Genre : Drame

Nationalités : Américain, Canadien

SYNOPSIS ET DÉTAILS

Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société.

Perte de poids pour Joaquin Phoenix

Pour interpréter le Joker, Joaquin Phoenix a perdu du poids jusqu’à n’avoir plus que la peau sur les os. Il s’était déjà astreint à une telle discipline pour son rôle dans The Master de Paul Thomas Anderson. Pour le film de Todd Phillips, Phoenix a perdu 25 kilos ! “La première chose qu’il fallait faire, c’était la perte de poids. C’est par ça que j’ai démarré. Parce qu’en fait, ça affecte ta psychologie. Tu commences à devenir fou quand tu perds autant de poids en si peu de temps”, confie le comédien.

Joaquin Phoenix parle du Joker

Joaquin Phoenix revient sur son choix d’accepter le rôle du Joker : “Comme toujours, je prends beaucoup de temps pour choisir un rôle. Ma façon de faire c’est évidemment de lire un scénario, rencontrer le réalisateur et continuer de rencontrer [Todd Phillips] pour discuter. Je le trouve impressionnant, il connaît bien cet univers et sait ce qu’il veut y raconter. (…) Cela me semble unique, c’est presque un monde à part qu’il a créé, et qui me fait très peur, quelque part. Il y a trois ou quatre ans, j’ai appelé mon agent pour lui demander pourquoi [les producteurs] ne prenaient pas un [personnage de comicbook] pour en faire un film à plus petit budget qui soit une étude de personnage, et pourquoi pas sur un super-vilain ? Je pensais que je ne pourrais pas faire le Joker car il avait déjà été fait, donc j’essayais de trouver d’autres personnages et [mon agent] a voulu organiser une rencontre avec les gens de Warner Bros ; j’ai dit que je ne pouvais pas aller à ce genre de rendez-vous… J’ai donc oublié [ce projet] jusqu’à ce que j’entende parler de cette idée [de film solo sur le Joker] qui m’a excité, ce qui est le genre de sensation que je veux avoir avec un film sur un personnage de comics.”

Le FBI VS Joker

L’armée américaine et le FBI ont été très inquiets à mesure que la date de sortie du film Joker s’approchait. Ils craignaient un nouvel épisode de tuerie de masse au moment de la sortie du film, comme celle qui avait eu lieu dans une salle de cinéma à Aurora (Colorado), dans la nuit du 19 au 20 juillet 2012, pendant une première du film The Dark Knight Rises. James Eagan Holmes, 24 ans, avait alors tué 12 personnes et blessé cinquante-huit. L’armée américaine a confirmé avoir largement relayé un avertissement sur les réseaux sociaux, concernant une potentielle menace émanant de personnes se revendiquant membres de la communauté des Incels.

Le FBI VS Joker (bis)

Sur Internet, ils sont plusieurs dizaines de milliers à avoir rejoint ces groupes d’Incels, dont le nom est la contraction de l’expression “involuntary celibate” (“célibataire involontaire”). L’armée américaine a été alertée par un bulletin émis par le FBI, qui ne précisait pas pour autant la forme spécifique de la menace. Dans un mémo séparé du mail d’avertissement interne, dévoilé lundi par de hauts responsables du service U.S. Army’s criminal investigation division, il est précisé que l’armée a obtenu des renseignements “crédibles” de la part des forces de polices du Texas. Des informations “en lien avec un Chat spécifique se trouvant sur le Dark Web, où était évoqué comme cible un film inconnu au moment de sa sortie”. Dans le mail adressé à ses membres, l’armée US précise que les Incels “idolâtrent le personnage du Joker, le clown violent de la saga Batman. Ils admirent sa manière d’être; un homme prétendant être heureux mais qui doit aussi retourner les coups portés contre lui parce qu’il est persécuté et humilié.”

Le rire du Joker

Joaquin Phoenix ne pensait pas qu’il arriverait à trouver le rire du Joker. Il s’est entraîné seul mais a ensuite demandé à Todd Phillips de venir “auditionner” son rire. “Je pensais que j’avais besoin d’être capable de le faire sur commande, devant quelqu’un d’autre. C’était très inconfortable. Ça m’a pris très longtemps”, révèle-t-il. Pour parvenir à créer ce rire, Phoenix a observé des personnes atteintes de désordres neurologiques : “J’ai regardé des vidéos de gens souffrant de rires pathologiques, un désordre neurologique qui provoque chez ces personnes un rire incontrôlable.”

Bruce Wayne présent ?

Un petit détail est venu s’immiscer dans la première bande-annonce de Joker, au détour d’un petit plan furtif. Vers 1 minute et 45 secondes, on aperçoit le clown avec son nez rouge faire le zouave devant la grille d’une propriété. On le voit ensuite passer les mains à travers le portail et pincer les joues d’un petit garçon, lui dessinant un sourire sur le visage. Ce jeune homme n’est autre que Bruce Wayne enfant, incarné par le comédien Dante Pereira-Olson. Le “master Bruce” en herbe sera épaulé par un autre personnage déterminant de l’univers DC, le majordome Alfred Pennyworth. Il prendra ici les traits de Douglas Hodge, acteur britannique de 59 ans. (Ànoter que le fidèle complice de Batman a droit à sa propre série, Pennyworth, avec Jack Bannon dans le rôle-titre.) À noter que Dante Pereira-Olson, ironie du sort, a aussi incarné la version jeune de Joaquin Phoenix dans A Beautiful Day.

Un Joker d’auteur ?

Même si Arthur Fleck est un artiste de stand-up raté, comme dans “The Killing Joke”, le long métrage s’inspire pas de l’oeuvre d’Alan Moore et Brian Bolland. Ni même de “L’Homme qui rit” et des autres origin stories du clown prince du crime. “C’est ce que je trouvais intéressant”, confie Todd Philips à ce sujet. “Nous ne faisons pas [un film] sur le Joker, nous racontons l’histoire de [quelqu’un] qui devient le Joker. Ce sera sur cet homme.” Des propos qui traduisent une volonté d’approcher le récit avec un prisme d’auteur, et non en suivant les codes des blockbusters super-héroïques actuels, en signant davantage une exploration de la folie et un récit édifiant qu’un comic book movie classique.

Un Joker différent

Dans un entretien accordé à The Observer, l’acteur Brian Tyree Henry, qui figure au casting du long métrage (dans le rôle de Carl), explique en quoi le personnage incarné par Joaquin Phoenix sera différent des autres incarnations du bad-guy.  “Je pense que ce sera très différent car il s’agit vraiment d’une origin story. Les grands méchants ne naissant jamais méchants, ils le deviennent”, déclare Brian Tyree Henry, vu récemment au générique de Si Beale Street pouvait parler. “Il y a quelque chose qui se passe dans leur vie qui fait qu’ils perdent foi en l’humanité. Ils voient ses défauts et sentent qu’ils ont besoin de les corriger. C’est ce qui se passe avec le Joker : au début, on voit qu’il est vraiment une personne heureuse. Il essayait vraiment de trouver cet espoir en l’humanité avant que cela ne le brise et qu’il abandonne pour la remodeler à son goût.”